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la poste le mag • n° 11 • Edito

Nicolas Jaimes — Rédacteur en chef de Minted • Innovation

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Innover, coopérer, adopter. 
Si l’on considère que l’innovation est le reflet de son époque, c’est forcément du côté d’Internet et de son évolution qu’il faut regarder aujourd’hui. Le Web 1.0 mettait l’utilisateur dans une position passive face à une succession de pages statiques. Puis est arrivé le Web 2.0, qui a consacré l’ère du participatif, avec l’émergence des GAFAM, qui ont construit leur modèle économique sur le dos des internautes. Le Web 3.0 prend aujourd’hui le contre-pied de ce modèle, en proposant un Internet décentralisé au sein duquel l’utilisateur reprend le contrôle de ses données et de leur monétisation. L’analogie avec l’innovation permet de faire les mêmes constats. Le consommateur arrivait historiquement en bout de chaîne et, même s’il validait l’innovation en l’adoptant, il n’en restait pas moins en dehors des circuits classiques de R&D. Les années 2010 ont vu fructifier les solutions open source, la culture des makers et des fablabs, autrement dit l’individualisation de la production. Cette génération “ do it yourself ”, qui créait ses propres outils, a sans doute contribué à l’intelligence collective dont l’innovation ne peut plus se passer. Un cercle vertueux dont le consommateur est un maillon essentiel. Ce qu’il reste de commun à ces différentes périodes qui amènent à la transition que l’on connaît aujourd’hui, c’est la rencontre entre l’idée et son public, ce fameux “ time to market ” incompressible qui résulte de l’alchimie entre le besoin du consommateur et celui de son époque. 

Innover, coopérer, adopter
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